Une Jambe après l’autre

Ça fait quand même bien longtemps que j’aurais dû arrêter d’ouvrir les yeux à sept heures neuf. Je marche, mais je marche pas assez vite ! Et puis je vais nulle part : où est-ce que vous voudriez aller, à cent-quatre ans ? On va nulle part, à cent quatre ans : on attend. Je veux que mon cœur s’arrête, que mon sang jette l’éponge, que mon corps rende son tablier, et que j’entende plus parler de moi, sauf dans la rubrique nécrologique. Qu’est-ce qu’il peut bien avoir encore à raconter, mon cœur ? Qu’est-ce qui me retient ici ?

Une Jambe après l’autre (griffonnée à quatre mains avec Suzon Lejeune)

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